Carnet de route
2008-04 Iles Éoliennes
Le 30/04/2008 par
Les îles Eoliennes…
La première fois que j'ai entendu parler des îles Eoliennes, je me suis demandée où elles pouvaient bien se trouver ! Alors j'ai pris mon atlas : quatre à cinq petits points au nord de la Sicile, pas si loin que cela finalement, 2 heures en avion…
Et pourtant ce voyage a été tellement dépaysant ! Ces îles sortant de la mer si brutalement… des cônes entourés d'eau. Ces îles qui grondent, explosent, fument…
En gravissant Stromboli, la nuit, les explosions ponctuent le silence, régulièrement, des fumeroles s'échappent du cratère…
Sur Vulcano, le soufre tapisse le sol à certains endroits, parfume l'air ambiant. Le sol est brûlant aux abords des bains de boue. Dans la mer, les bulles de gaz nous entourent, nous nous brûlons la plante des pieds. Etienne mesure 216°C à l'entrée d'un orifice d'où s'échappent quelques fumeroles. Quand nous descendons au fond du cratère, le sol sonne creux, drôle d'impression, pourvu que cela tienne ! En retournant vers le village, nous avons une pensée pour toutes ces petites maisons blanches construites malgré les interdits, pour tous ces gens qui y vivent malgré les dangers. Pour combien de temps ?
Ce voyage fut pour un certains nombre d'entre nous une première découverte du milieu volcanique. Nous étions nombreux : 27 participants, partagés en deux groupes en raison de difficultés pour trouver un vol. Nous nous sommes retrouvés tous ensemble 3 jours. Une très bonne ambiance, un temps clément, de belles marches, pas trop de touristes en ce mois d'avril, la rencontre avec un marin local qui nous fait visiter les îles en bateau, goûter la Malvoisie (vin cuit local) et nous sert un repas succulent sur la plage ! Les plus jeunes ont pu ainsi apprécier les plaisirs de la plage associés à la marche…
Tout était donc réuni pour garder un excellent souvenir de ce voyage…
Bibiane
Quand la chanson de Charles TRENET, Que reste-t-il de nos amour, devient
Que reste-t-il des EOLIENNES sous la plume de Liliane De Ochandiano.
Ce soir, le vent qui frappe à ma porte
Me parle des Iles Eoliennes
Et des gens du Club Alpin
Ce soir, les souvenirs frappent à ma porte
Et dans la vie quotidienne
On pense à ces jours lointains
Que reste-t-il des Eoliennes
Morceaux de souffre et d'obsidiennes
Des citronniers, du sable noir
Plantes fleuries
On se rappelle quelques menus
De l'espadon au barbecue
Cappucinos, glaces et pizzas
Charcuterie
Les bains de boue à Vulcano
Avaient laissé sur notre peau
Quelques rougeurs, quelques odeurs
Un peu soufreuses
Des petits villages, des vieux clochers
Ruelles en fleurs si bien cachées
Jolies maisons pleines de couleurs
Rieuses.
Les Iles, le souvenir de nos rando
A Lipari ou Stromboli
File indienne dans la nuit
Bateau, et la bonne humeur de Nando
L'apéro avec les amis
Sur la plage on a bien ri
Que reste-t-il de ce séjour
Que reste-t-il de ces beaux jours
Quelques photos, belles photos
De ces merveilles
Que reste-t-il des Eoliennes
Des gens du CAF qui se souviennent
De ce pays, eldorado
Sous le soleil
Rires joyeux, cheveux au vent
Parfums exquis ou enivrants
Que reste-t-il de tout cela
Dites-le-moi
Que reste-t-il des Eoliennes
Morceaux de souffre et d'obsidiennes
Des citronniers, le sable noir
Du Stromboli.
